Mois Voix d'enfants/Espace scénique 2017

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Saison 2016/2017
L'Avaleur / de Jerry Sterner - Robin Renucci

L'Avaleur / de Jerry Sterner - Robin Renucci

L'Avaleur de sabre - Henri Matisse« Money don’t get everything, it’s true
But what I don’t get, I can’t use
I need money (that’s what I want) ».
(Money (that’s what I want), Berry Gordy JR/ William Robinson JR)

Avec cette pièce, Robin Renucci poursuit sa galerie de portraits,
initiée avec
Le faiseur de Balzac, d’hommes d’affaires
en tous genres, de faiseurs d’argent,
de chevaliers peu glorieux
dont la seule quête est le profit. Questionnement
non dépourvu
de drôlerie sur les valeurs du monde de la finance, cet Avaleur
représente ce que nous avons tous connu de ces repreneurs
d’affaires, qu’elles
soient en péril ou au contraire florissantes.
Au programme des Tréteaux de France, cette pièce,
sans didactisme, instruit.
Sans manichéisme, elle propose un point de vue.
Robin Renucci dont on sait la méticulosité des mises en scène,
car toujours
mûrement réfléchies,  tient ici le rôle du narrateur, proche autant du public que des personnages.
Cette position lui permet d’interpréter une partition en
équilibre
entre deux mondes.
Entre réalité et fiction.
Le fantastique homme de théâtre dont la transmission du savoir,
du métier,
a toujours été la préoccupation, offre un travail exemplaire de rigueur et d’intelligence.
A l’opposé de l’esbroufe, mais sans austérité, la mise en scène, ici,
se comprend, se ressent.
L’Avaleur ne mâche pas ses mots. L’Avaleur, tapi dans son bureau, modifie subrepticement
la valeur du travail.
Amorale fable contemporaine, la pièce ne pourra nous laisser intacts. Autant par la très grande qualité
de la représentation que par la mise en lumière d’un
visage du capitalisme qu’on subodorait
et que l’on appréhende avec
surprise
et intérêt.

D'après Other People’s Money
Texte Jerry Sterner
Mise en scène Robin Renucci
Adaptation Evelyne Loew 
Traduction Laurent Barucq
Assistants à la mise en scène Joséphine Chaffin, Sylvain Meallet
Avec Nadine Darmon, Marilyne Fontaine, Xavier Gallais, Robin Renucci, Jean-Marie Winling
Scénographie Samuel Poncet
Costumes Thierry Delettre
Lumières Julie-Lola Lanteri-Cravet
Production Les Tréteaux de France, Centre dramatique national
Coproduction L’arc, Scène nationale Le Creusot

Tarif Edwige

 
Vertiges / de Nasser Djemaï

Vertiges / de Nasser Djemaï

« Le temps a passé et me revoilà
Cherchant en vain la maison que j’aimais.
Où sont les pierres et où sont les roses
Toutes les choses auxquelles je tenais ? ».
(La maison où j’ai grandi, Françoise Hardy)

Quelque part entre La Haine de Kassovitz et Asphalte de Benchetrit, entre
une vision d’une vénéneuse lucidité
et une autre presque angélique de la Cité, se situe Vertiges.
Nasser Djemaï nous raconte le retour de Nadir dans le quartier de sa jeunesse, cette cité de tours et de barres
où sa famille s’est installée, de nombreuses
années de ça, avec plaisir et confiance dans un avenir
non encore condamné.
L’inexorable dégradation des bâtiments et des hommes a eu raison de ces îlots, jadis pacifiques.
Nadir, remarquablement interprété par Zakariya Gouram, ne trouve pas le réconfort ni la paix qu’il pensait
trouver là. Le cocon s’avère tissé de fil de fer
barbelé. Les habitants se terrent chez eux et les jeunes
sans avenir s’attaquent
au présent.
Tout souffre. Tout se dégrise. Tout sombre.
Jamais on n’a évoqué le problème des banlieues avec une telle compréhension, avec autant de froide constatation
des dégâts ni autant de bienveillante
compassion.
Il faut oser répondre aux questions qu’on n’ose pas poser. La poésie sous-jacente n’est pas à négliger
car elle permet de supporter bien des charges pesantes.
Cette pièce manquait dans le grand puzzle des cités
.

Un week-end rencontre théâtrale est organisé les samedi 18 et dimanche 19 mars.
Plus d’informations ici

Texte et mise en scène Nasser Djemaï
Avec Fatima Aibout, Clémence Azincourt, Zakariya Gouram, Martine Harmel, Lounès Tazaïrt, Issam Rachyq-Ahrad
Dramaturgie Natacha Diet
Lumières Renaud Lagier
Musique Frédéric Minière
Scénographie Alice Duchange
Vidéo Claire Roygnan
Costumes Benjamin Moreau
Production Compagnie Nasser Djemaï
Coproduction MC2, Grenoble / Théâtre des Quartiers d’Ivry, Centre dramatique national du Val-de-Marne / le Grand T, théâtre de Loire-Atlantique
le Granit, scène nationale, Belfort / Maison des Arts du Léman, Thonon / Théâtre du Château Rouge, Annemasse / Théâtre du Vellein, Villefontaine
Théâtre de la Croix-Rousse, Lyon

Tarif Détente

 
Les femmes savantes / de Molière - Elisabeth Chailloux

Les femmes savantes / de Molière - Elisabeth Chailloux

Les femmes savantes copyright bellamyChez Chrysale, grand bourgeois parisien, branle-bas de combat,
la gent
féminine de la maison s’insurge contre l’ordre
des sexes et le faible des deux
se targue de savoir
et de libération, bousculant sans vergogne les coutumes
machistes qui jusque-là régnaient sous ce toit.
Les femmes mettent à bas le fait de « mettre bas »,
faire profil bas, parler bas ou
se taire.
Dans des alexandrins d’une beauté ardente, Molière
nous décrit cette révolte
féministe qui attendra Les années 68
(pour reprendre le titre du remarquable
livre de Patrick
et Charlotte Rotman) pour encore faire parler d’elle avec éclat.
Elisabeth Chailloux a d’ailleurs judicieusement actualisé la pièce
en la situant à
cette époque. La révolution de mai
est imminente et Salut Les Copains distille
des tubes incitant
les ados à vivre plus fort, plus vite, moins cons que leurs aînés.
Ce parti pris esthétique et philosophique rend la pièce plus neuve. Le décalage entre le fond du discours et la forme
dodécasyllabique étonne puis s’impose
naturellement.
Mais la langue, justement, n’est-elle pas l’arme employée
par les révolutionnaires ?
Les mots sont des armes d’instruction massive.
Jamais comme ici ils n’ont eu pareille puissance. De persuasion,
de
destruction, et puis de dérision
Molière nous donne la preuve encore une fois de son intemporalité
et déclenche
comme jamais ce rire contre
lequel toute censure se brise.
Incontournable !

Texte Molière
Mise en scène Elisabeth Chailloux
Avec Anthony Audoux, Philippe Cherdel, Bénédicte Choisnet, Etienne Coquereau, Camille Grandville, Florent Guyot, Pauline Huruguen,
François Lequesne, Catherine Morlot, Lison Pennec
Scénographie et lumières Yves Collet
Costumes Dominique Rocher
Son Madame Miniature
Production Théâtre des Quartiers d’Ivry, Centre Dramatique National du Val-de-Marne
Coproduction Théâtre Jean-Vilar de Vitry-sur-Seine

Tarif Edwige
Pour réserver vos places, contacter la billetterie au 03 84 75 40 66 ou Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


 
Non mais t'as vu ma tête ! / Compagnie Lucamoros

Non mais t'as vu ma tête ! / Compagnie Lucamoros

« Ce sont les Regardeurs qui font les tableaux ».
(Marchand du sel, Marcel Duchamp)

Que l’on aime ici
ces spectacles qui ne ressemblent à aucun autre.
Née de l’imagination et du talent de Luc Amoros, cette pièce en trois tableaux (le terme, vous le verrez,
est approprié)  met en scène un peintre en pleine action
de peindre des tableaux. Autoportrait,
portrait d’un individu choisi au hasard
et portrait de groupe (à la Ensor) celui des spectateurs dans la salle.
Alors un jeu s’établit entre le public et l’artiste. Le second montre à voir et l’autre en voit plus
que ce que le peintre a cru donner à voir. Car la peinture est vivante.
Elle échappe au pouvoir du pinceau. Elle enfante dans la couleur.
Sorte de Portrait de Dorian Gray édulcoré, le discours va plus loin que sa surface visible.
Il ouvre les yeux sur l’art, sur le statut d’artiste, cet être éphémère
qui travaille pour l’éternité.
Nous apprenons notre rôle de spectateur critique. Notre jugement sur l’art s’en trouve étayé.
Destiné à tous les publics qui y prendront un plaisir certain.

En partenariat avec Côté Cour, scène conventionnée Jeune Public en Franche-Comté 
Texte Luc Amoros 
Mise en scène Brigitte Gonzalez
Avec Pierre Biebuyck
Production Compagnie Lucamoros

Tarif Détente
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Le coeur cousu / Théâtre La Licorne

Le coeur cousu / Théâtre La Licorne

« Parfois au milieu d’un rêve
Je m’réveille en sursaut,
Je vois le jour qui se lève
Tandis que là-haut
Papa pique et maman coud ».
(Papa pique et maman coud, Charles Trenet)

Claire Dancoisne et son Théâtre La Licorne nous avaient régalé d’un formidable
spectacle,
Les encombrants font leur cirque, et il n’était pas pensable
de ne pas programmer
leur nouvelle réalisation, ce Coeur cousu
étonnant et enthousiasmant.
La spécialité de cette troupe hors norme est de mêler sur scène, acteurs de chair et marionnettes,
ces dernières accomplissant des prouesses physiques
qu’aucun humain ne serait capable de faire.
Coeur et couture, l’association s’est déjà vue chez Pagnol lorsque Ugolin coud sur sa poitrine
un bout du tissu de la robe de Manon des sources.
Ici, l’héroïne Frasquita coud des bouts de chiffons aussi bien que des âmes.
Elle coud, chirurgicale, contre vents et marées de l’Histoire, elle coud tant qu’elle vit et vit
tant qu’elle coud. Sorte de moderne Parque, à son fil est
suspendue l’humanité.
En adéquation parfaite avec le discours, ce sont des personnages de chiffons qui jouent.
Des sortes de ballots mal ficelés qui pérorent et se démènent.
Le grand Chiffonnier veillant de là-haut à la bonne marche de son monde.
Oeuvre mystique autant que spectaculaire, ce Coeur cousu emportera l’adhésion de tous
par son
originalité
et la perfection de sa réalisation.

D’après Le coeur cousu de Carole Martinez
Adaptation, scénographie et mise en scène Claire Dancoisne 
Avec Olivier Brabant, Nicolas Cornille, Gaëlle Fraysse, Gérald Izing, Florence Masure, Gwenaël Przydatek, Maxence Vandevelde
Collaboration artistique Maxime Séchaud
Lumières Hervé Gary
Musique David Laurie, Maxence Vandevelde et Stéphane Zuliani
Création de puppets Anne Bothuon
Masques Martha Romero
Costumes Anne Bothuon Claire Dancoisne
Plasticiens Bertrand Boulanger, Maarten Janssens, Olivier Sion, Frédéric Tourard
Constructions plateau Jean-Luc Caramelle, Alex Herman
Production Théâtre La Licorne
Coproduction Le Bateau Feu, Scène nationale de Dunkerque / La Rose des Vents, Scène nationale Lille / Métropole Villeneuve d’Ascq
Tandem Douai Arras, Scène nationale / La Comédie de Béthune, Centre Dramatique National / Le Volcan, Scène nationale du Havre

Tarif Détente
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Le coeur cousu copyright Christophe Loiseau

 
Carte blanche à Gérard Potier

Carte blanche à Gérard Potier

Gérard PotierCarte blanche à Gérard Potier
Tournée sur le département en avril

Le mardi 11 à 20h30 -
Auditorium de Lure

Le mercredi 12 à 20h30 - Magny-lès-Jussey

Le jeudi 13 à 20h30 - Villers-le-Sec

Le vendredi 14 à 20h30 - La-Neuvelle-lès-Scey


« Fidèle, fidèle
Je suis resté fidèle
A des choses sans importance pour vous ».
(Fidèle, Charles Trenet)

Gérard Potier prend ses quartiers dans les villages.
Y retrouve-t-il un peu de l’âme du sien ?
Sa jeunesse, faite de petits bonheurs simples, de chagrins
et de joies, il l’a sur lui,
toujours,
comme on garde un pense-bête.
Et à la moindre occasion le voilà qui en parle.
Avec les mots les plus justes, ceux du coeur et de l’intelligence.
Seul, debout, il se remémore et dessine dans l’espace les lieux
de sa mémoire.
Miracle de la parole d’or, il a le don de donner naissance à un univers, peuplé d’inconnus familiers.
La voix exprime toutes les nuances de sentiments,
les mots exacts font mouche et touchent.
C’est du grand art, fruit d’un exigeant travail d’écriture,
que Gérard Potier
colporte de lieu en lieu,
comme jadis ces voyageurs qui rapportaient
les nouvelles d’autres villages trop éloignés.
Il faut l’accueillir et l’écouter comme un ami dont on attend
le passage saisonnier
.
Une fois n’est pas coutume, il reviendra avant l’été au Théâtre
avec sa nouvelle
création, Histoires vraies.
Comme un précieux cadeau qu’il nous fait.

Spectacle du 11 avril en partenariat avec L’Auditorium de Lure, Centre Culturel François Mitterrand
Avec Gérard Potier
Production Le Bazar Mythique

Tarif Hors les murs
La réservation est fortement conseillée au Théâtre (jauge limitée) : 03 84 75 40 66 ou Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 
Histoires Vraies / de François Beaune - Gérard Potier

Histoires Vraies / de François Beaune - Gérard Potier

Gérard Potier« J'ai fait la saison
dans cette boîte crânienne
Tes pensées je les faisais miennes... ».
(La nuit je mens, Alain Bashung et Jean Fauque)


Gérard Potier, que l’on connaît et que l’on aime, est un artiste,
un vrai.
Capable d’endosser la vie de ses avatars, ses autres lui, au point
de confondre
invention et réalité.
Attention, nuance, pas mythomane, artiste. Son intention n’est jamais
de leurrer.
Il dialogue avec des disparus, anime des mots qu’un jour
il a peut-être
entendus. Il n’est pas un rêveur béat.
Ses racines, qu’on découvre au détour
d’un aveu, sont profondément terriennes. Ses histoires amusent et émeuvent.
On sent que son spectacle n’est pas que du spectacle, François Beaune, qui l’a écrit avec lui, a bien compris
que ce que veut raconter cet homme seul
sur scène, c’est sa vie,
pas une vie de rêve, une vie qui par moments
est si dure
avec lui. Extraverti pudique, Gérard lâche des bribes
de vérité.
C’est ce qui nous touche et nous le rend si proche.
De son élocution précise et de ses gestes amples et suggestifs,
il construit
son décor, installe ses personnages.
En fait,
il n’est jamais seul. Il nous a.
Ses Histoires vraies, c’est le meublé des artistes, dont la sédentarité n’est pas la qualité première.
Leur chez-soi l’est si peu ou par intermittence.
Gérard Potier parcourt le pays au gré des Théâtres où il joue, récoltant ça et là, matière à composer une histoire,
puis regagne sa maison, en gestation
du spectacle à venir avant d’en repartir.

Un bus est proposé au départ de l’Auditorium de Lure.

Texte François Beaune, Gérard Potier
Avec Gérard Potier
Production Le Bazar Mythique

Tarif Détente
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Semaines Ecole au Théâtre

Semaines Ecole au Théâtre

Plus de 300 élèves, de la Maternelle jusqu’au Lycée, présentaient en 2016 leur travail dans notre Théâtre
avec le succès que l’on sait.
Un tel résultat ne peut que nous inciter à renouveler l’expérience, cette saison encore et pour la huitième fois.
L’appel à candidatures est donc lancé auprès des écoles du département qui souhaitent se jeter
dans cette passionnante aventure et voir le fruit de leur travail
prendre vie sur notre scène en juin 2017.
Encadrées tout au long de l’année
par le metteur en scène et comédien Christophe Vincent de la compagnie
Cinématique Théâtre, cette recherche et cette création font l’objet d’ateliers dirigés.
Notre Théâtre, accueille dans ses murs les jeunes auteurs-acteurs, leur
donnant ainsi l’occasion unique
de voir son fonctionnement de l’intérieur. Profitant de la représentation des Histoires vraies, le nouveau spectacle
de Gérard Potier, en ouverture de la semaine, le thème sur lequel les jeunes sont invités à travailler sera :
Histoires qui attendent qu’on les raconte.
La démarche consiste à collecter des faits, des histoires, des particularismes locaux dans les villages,
auprès de la famille, des anciens, et de créer une sorte
de mythologie moderne, d’inventer un passé pour le futur.
Un lien intergénérationnel et multiculturel se tissera. La mémoire d’une région se trouvera mise en lumière
pour le plaisir de tous. Les participants se verront
dépositaires de l’Histoire, vraie ou un peu retouchée, de leur village.
Alors, on vous attend impatiemment. Faites-vous connaître.
Osez vous inventer l’une des plus belles émotions de votre jeunesse.

Le programme de cette manifestation sera disponible dès la mois de mai 2017. 
Si vous souhaitez participer, renseignez-vous auprès du Théâtre !
Informations et dépôt des dossiers
auprès de James Gamet jusqu’au 14 octobre 2016.

En partenariat avec la Direction des services départementaux de l’Education nationale de la Haute-Saône
la Direction Régionale des Affaires Culturelles DRAC Bourgogne-Franche-Comté

 
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