Mois Voix d'enfants/Espace scénique 2017

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Saison 2016/2017
Riquet / d'après Perrault - Laurent Brethome

Riquet / d'après Perrault - Laurent Brethome

Riquet copyright Christophe Raynaud de Lage« Maman comment tu m’as fait ?
J’suis pas beau ».
(Allo maman bobo, Alain Souchon)

Cette relecture moderne du conte de Perrault débarrasse celui-ci
des archaïsmes
et artifices trop « Louis XIV ». Il a fait l’ouverture
du Festival Off d’Avignon 2015. 
Laurent Brethome, connu de nous pour avoir fréquenté notre scène,
fait partie
de ces metteurs en scène dont le rôle et l’implication
dans l’oeuvre représentée
dépassent les fonctions pour devenir
une sorte de géniteur exhibitionniste
et génial.
Son travail avec Antoine Herniotte autant qu’avec le graphiste
Louis Lavedan
est profond et raisonné. Brethome en fait une affaire
tellement personnelle
que Riquet c’est lui.
Pour paraphraser Flaubert qui déclara :
« Madame Bovary
c’est moi ».
Il a le toupet de se passer de houppe, de ne considérer le physique
que comme
un pari sur l’avenir. Quelque chose à dépasser pour réussir.
Tout est calcul.
Le décor se dessine sous nos yeux, accompagnant l’action
tout en la colorant
des intentions de l’auteur.
Le spectacle est total. Intelligemment visuel.
Destiné à des spectateurs de tous âges,
Riquet se voit à différents degrés.
Le plaisir qu’on y prend dépendant de la vision de chacun.

D’après Riquet à la houppe de Charles Perrault
Texte Antoine Herniotte
Mise en scène Laurent Brethome
Assistants à la mise en scène Simon Alopé, Anne-Lise Redais
Avec Dominique Gubser, François Jaulin, Yasmina Remil
Scénographie et costumes Rudy Sabounghi
Graphisme Louis Lavedan
Live painting Jean-Baptiste Bazin
Musique Benjamin Furbacco
Son Antoine Herniotte
Lumières David Debrinay
Sous le regard bienveillant de Joël Jouanneau
Production LMV, Le menteur volontaire / La Fabrique de Dépaysement / Les Scènes du Jura, Scène nationale
Coproduction Théâtre Am Stram Gram, Centre international de création pour l’enfance et la jeunesse de Genève
Château Rouge, Scène conventionnée d’Annemasse / Scène de Pays pour les Mauges, Scène conventionnée Artistes en territoire

Tarif Détente

 
Présentations de saison

Présentations de saison 2016/2017

Au Théâtre...
Et si vous poussiez la porte de votre Théâtre ?
Si vous veniez à sa rencontre ?
par curiosité
par intérêt
osez… poussez la porte… entrez
ce qu’on y joue c’est pour vous.
Devant un verre, entre amis, vous nous donnerez votre avis, vos impressions,
nous vous présenterons rien que pour vous la saison à venir, les coups de coeur, les créations,
les spectacles à ne pas manquer, à découvrir.
Ainsi nous vous convions dans ses murs, dès le 22 août et les jours suivants :

> Lundi 22 août à 19h

> Mardi 23 août à 19h

> Mercredi 24 août à 19h

> Jeudi 25 août à 19h

> Vendredi 26 août à 19h

> Samedi 27 août à 14h et 16h

> Lundi 29 août à 19h

> Mardi 30 août à 19h


et dans votre commune
Pourquoi ne pas faire venir l’équipe du Théâtre dans votre village ?
Vous voulez faire connaître son programme, ses actions, à vos amis, vos voisins, vos collègues.
Faites-le nous savoir et nous pourrons envisager de venir jusqu’à vous,
dans votre mairie, une salle des fêtes, un comité d’entreprise ou tout lieu
que vous pourriez mettre à notre disposition.

A bientôt et
avec plaisir !

E
ntrée libre

 
L'Amant / de Harold Pinter - Cinématique Théâtre

L'Amant / de Harold Pinter - Cinématique Théâtre

« Tu m’as gardé de pièges en pièges
Je t’ai perdue de temps en temps
Bien sûr tu pris quelques amants
Il fallait bien passer le temps ».
(La chanson des vieux amants, Jacques Brel)

Harold Pinter, héritier de Labiche et Feydeau, rapidement dérive du côté
de Dubillard ou Ionesco.
Partant des conventions du boulevard, il les corrompt, les pervertit jusqu’à l’absurde, l’inquiétant.
L’Amant n’échappe pas à ce schéma. Le mari part au boulot. La femme reste à la maison.
Et l’amant va venir au su du mari, comme un banal événement,
un courrier recommandé qu’on livre ou un laitier qui porte sa bouteille et sa petite note.
Tout est normal ici. La bourgeoisie tranquille peut ronronner en paix. Sauf que… Christophe Vincent met en scène la pièce dans un appartement, de manière
à nous faire pénétrer dans l’intimité du couple en implosion, de sentir la proximité palpable et troublante de ces corps. Il joue le rôle du mari et Catherine Clerc, celui de la femme.
Leur performance laisse pantois tant
ils arrivent à se tenir en équilibre entre drame et comédie, entre raison et folie.
Théâtre exigeant, théâtre enrichissant, celui de Pinter a l’immense mérite de nous donner à voir, comme sur une montre squelette, la mécanique du couple.
Le théâtre est là tout entier, dans ce qu’il a de meilleur.

L’Amant est édité aux éditions L’Arche
Texte Harold Pinter
Mise en scène Christophe Vincent
Avec Catherine Clerc / Christophe Vincent
Production Cinématique Théâtre

Tarif Hors les murs

 
Iphigénie en Tauride / de Goethe

Iphigénie en Tauride / de Goethe

« Ah ! Permettez de grâce,
Que pour l’amour du grec, Monsieur, on vous embrasse ».
(Les femmes savantes, Molière)

Cette pièce est
essentielle. Plus forte, plus humaine, Iphigénie y est l’héroïne
parfaite. Elle a échappé à la mort dans un épisode précédent, en Aulide,
et rompt aujourd’hui avec la violence de la tragédie grecque.
Iphigénie en Tauride, à contre-courant des horreurs auxquelles on s’est habitué,
prône l’apaisement, la raison. Ecrite par Goethe, la pièce porte en elle la
philosophie du siècle des Lumières. Elle ne laisse plus les dieux mener le jeu.
L’humain prend les rênes en main.
Jean-Pierre Vincent, metteur en scène réputé pour la rigueur de son travail
et la profondeur de sa pensée, ne pouvait passer à côté de cet archétype du drame antique.
Ça n’est pas un hasard si Gluck, le compositeur qui a fait la transition entre l’opéra
baroque et l’opéra moderne, l’a mis en musique. Le sujet a un tel potentiel
poétique que la forme musicale lui sied naturellement.
La langue chante et les dialogues enchantent.
Le rythme entraîne et jamais ne faiblit.
Quelle bonne idée, monsieur Vincent, d’avoir songé à réveiller et révéler, la belle grecque.
Notre plaisir est immense de l’entendre et la voir. Les comédiens laissent
transparaître la passion qu’ils ont pour leurs personnages et nous offrent le meilleur d’eux-mêmes.
C’est à Belfort, qu’en bus, nous irons applaudir la lionne
. La nuit sera torride !

Texte Goethe
Traduction Bernard Chartreux, Eberhard Spreng
Mise en scène Jean-Pierre Vincent
Avec Léa Chanceaulme, Vincent Dissez, Cécile Garcia Fogel, Pierre-François Garel, Thierry Paret, Alain Rimoux
Assistante à la mise en scène Frédérique Plain
Dramaturgie Bernard Chartreux
Décor Jean-Paul Chambas
Collaboratrice décor Carole Metzner
Lumières Alain Poisson 
Costumes Patrice Cauchetier
Son Benjamin Furbacco
Coproduction Studio Libre / Théâtre National de Strasbourg / Théâtre Gymnase Bernardines, Marseille

Tarif Spécial

 
L'Histoire du Soldat / Teatro Malandro - Omar Porras

L'Histoire du Soldat / Teatro Malandro - Omar Porras

L'Histoire du Soldat copyright Elisabeth Carecchio« Quand un soldat revient de guerre il a
Simplement eu d’la veine et puis voilà… ».
(Quand un soldat, Francis Lemarque)

Cette oeuvre fait partie de celles, intemporelles, qui, à l’instar
du Petit Prince,
peuvent se jouer, se rejouer devant
un public juvénile ou adulte et toujours
passionner,
et toujours donner à réfléchir.
Le soldat dont il est question rentre de guerre avec son violon.
Cet instrument
pourrait bien être son âme. Ironie ou volonté
surréaliste de l’auteur, on trouve
à l’intérieur d’un violon une pièce
de bois qui se nomme l’âme. Le héros aspire
à l’amour, à ses guerres en dentelles. Mais le diable croise son chemin et propose
un marché au fantassin au violon.
On sait ce que valent les paroles et les promesses du Malin…
Succès phénoménal du Teatro Malandro, l’oeuvre est recréée ici
par Omar Porras
qui en donne sa vision multiculturelle et d’un onirisme à l’esthétique baroque.
Devant nos yeux écarquillés se déroule une succession de tableaux multicolores
où s’agitent des personnages masqués qui semblent échappés
d’une toile
d’Ensor ou d’une commedia dell’arte fellinienne.
Il ne faut surtout pas vous dévoiler la suite de l’histoire.
Laissez-vous emporter
par la sublime partition et vibrez
aux
rebondissements de l’intrigue.
A voir si ce n’est déjà fait. A revoir pour la découverte d’une nouvelle lecture.

Texte Charles Ferdinand Ramuz
Musique Igor Stravinsky
Mise en scène Omar Porras
Direction musicale Benoit Willmann - Ensemble 2E2M
Assistant à la mise en scène Jacint Margarit
Avec Alexandre Ethève, Philippe Gouin, Maëlla Jan, Joan Mompart, Omar Porras
Scénographie Fredy Porras, Omar Porras
Masques Fredy Porras
Univers sonore Emmanuel Nappey 
Lumières Mathias Roche
Costumes Irène Schlatter
Accessoires et effets spéciaux Laurent Boulanger
Production Teatro Malandro
Coproduction Théâtre Am Stram Gram, Genève / Ensemble Contrechamps / Théâtre de Beausobre

Tarif
Edwige

 
Roméo et Juliette / de William Skakespeare - Anne Barbot

Roméo et Juliette / de William Skakespeare - Anne Barbot

« Je voulais jouer, Roméo et Juliette, je n’arrivais pas à me décider. J’étais un athlète
de l’art dramatique, prêt à en découdre. Je pouvais mourir d’amour, envahir la France,
renier mes filles, réclamer un cheval, voir une forêt bouger, tuer ma femme dans son lit, j’étais prêt ».
(Thank you, Shakespeare !, Philippe Torreton)

De tous les grands auteurs classiques, Shakespeare est celui qui se prête
le mieux à une transposition à l’époque contemporaine.
Ce ne sont pas Kenneth
Branagh ni Joss Whedon, tous deux ayant adapté pour le cinéma,
Hamlet pour
le premier, Beaucoup de bruit pour rien pour le second qui diront le contraire.
Les deux films se situent au XXème siècle, durant la seconde guerre
ou dans une villa repaire de mafiosi. Sans changer le texte, l’action devient intemporelle comme le sont les caractères.
Voilà pourquoi il convient de saluer l’initiative d’Anne Barbot et d’Alexandre
Delawarde de confronter les deux amoureux à notre époque et à ses innovations.
L’immédiateté de l’information, l’ubiquité obtenue par la grâce du web,
sont des
atouts et des contraintes que Shakespeare n’aurait pas négligés.
La
dramaturgie, ainsi enrichie, surprendra même ceux qui pensaient tout connaître de l’oeuvre.
Décidément Shakespeare nous surprend toujours par cette faculté qu’il a de se moquer des temps et des modes,
pour n’en faire qu’un rideau que l’on tire
pour le remplacer par un autre sans qu’on s’en offusque, ni que l’opération
nous gêne ni ne perturbe l’action.
C’est prenant, surprenant. C’est fait pour les puristes comme pour les esprits curieux.
C’est le théâtre dans toute sa grandeur !

D’après William Shakespeare
Traduction Antoine Collin, Pascal Collin
Mise en scène et adaptation Anne Barbot, Alexandre Delawarde
Avec Aurélie Babled, Fiona Chauvin, Daniel Collados, Benoît Dallongeville, Alexandre Delawarde, Audrey Lamarque, David Lejart-Ruffet,
Gianluca Matarrese, Juliet O’Brien, Philippe Risler, Antoine Rosenfeld, Benoît Seguin, Marie-Céline Tuvache
Collaboration artistique Gianluca Matarrese
Costumes Louise Cariou
Vidéo Annabelle Brunet, Michaël Dusautoy
Lumières, Fabrice Bihet
Cascades Eric Nesci
Construction décor Flavien Querre
Production Théâtre Romain Rolland, Scène conventionnée de Villejuif et du Val-de-Bièvre
Coproduction Compagnie Nar6 / Théâtre André Malraux, Chevilly-Larue / La Grange Dimîère, Théâtre de Fresnes / Fontenay en Scènes, Fontenay-sous-Bois

Tarif D
étente
Pour réserver vos places, contacter la billetterie au 03 84 75 40 66 ou Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 
Les époux / de David Lescot - Anne-Laure Liégeois

Les époux / de David Lescot - Anne-Laure Liégeois

« L’union fait la force ».
(Proverbe populaire)

Souvent c’est dans leur association que deux êtres se subliment, puisent une
force surhumaine,
agissent sans contrainte. Le mariage fabrique deux
anges ou deux démons
et sa pérennité dépend de l’étroite connivence des deux protagonistes.
Les époux nous conte le parcours commun des Ceausescu.
Ces dictateurs
effrayants que l’Histoire ne peut se résoudre à séparer.
Depuis leur rencontre jusqu’à leur exécution, sous couvert de communisme,
ils occupent la scène internationale. Cachant leurs turpitudes derrière les façades
démesurées de palais du peuple, ils laissent libre cours à leur mégalomanie
sans que le reste du monde ne bronche.
Le peuple roumain crève, les époux diaboliques rêvent.
Agnès Pontier et Olivier Dutilloy campent les deux monstres sans économiser
leur force. Leur talent leur permet d’occuper la scène, seuls, sans autre aide
qu’un texte admirable qu’Anne-Laure Liégeois a commandé à David Lescot.
La pièce installe le couple à sa juste place, au Panthéon des couples maléfiques,
à côté du père et de la mère Ubu, des Thénardier, des soeurs Papin, voire même
du Trio infernal mis en scène par Francis Girod.
Vous n’êtes pas prêts d’oublier ce spectacle dans lequel tant de talents se sont
unis, cette fois, pour le bien du public.

Texte David Lescot
Mise en scène, scénographie et costumes Anne-Laure Liégeois
Assistante à la mise en scène Audrey Tarpinian
Avec Olivier Dutilloy, Agnès Pontier
Lumières Dominique Borrini
Son François Leymarie
Vidéo Grégory Hiétin
Production Le Volcan, Scène nationale du Havre / Le Festin, Compagnie / Anne-Laure Liégeois
Coproduction Théâtre 71, Scène nationale de Malakoff

Tarif D
étente
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Les epoux copyright Christophe Raynaud de Lage

 
Richard III / D'après William Shakespeare

Richard III / D'après William Shakespeare

Richard III copyright Tristan Jeanne-Vales« Tu es Paillasse !
Endosse ta bosse
Et enfarine ton visage
Car les gens paient pour rire ».
(Pagliaccio, Ruggero Leoncavallo)

Cette interprétation de la
célèbre pièce de Shakespeare
en surprendra plus d’un qui pensait connaître déjà l’oeuvre.
Richard III (est-ce lui sous le masque d’un Paillasse, d’un clown blanc ?) se trouve confronté à son reflet féminisé.
Elodie Bordas et Jean Lambert-wild tiennent
la pièce à bout de bras, à bout de souffle, à bout portant.
Le monstre de cruauté, maculé du sang qu’il a versé, est ici,
mis en face
de ce qu’il représente.
Son royaume ne vaut plus que les tripes de son cheval.
Vanité des vanités !
Sa grandeur n’est plus et la fuite en avant le fait se retrouver pitoyable et dérisoire.
Sa devise, Loyaulté me lie, associée au titre, est-elle la clef
qui nous ouvre
son âme torturée ?
A vous de le découvrir.
D’une esthétique raffinée, le spectacle est un régal pour nos yeux.
Comme ce fut le cas la saison dernière avec l’époustouflant
En attendant Godot, le travail de la troupe impose
le respect.
Il y a tant d’intelligence dans le traitement de l’oeuvre que chacun pourra y trouver matière
à réflexion et sujet à discussion. Car l’une des fonctions
du théâtre c’est aussi ça.

Avec Élodie Bordas, Jean Lambert-wild
Direction Gérald Garutti, Jean Lambert-wild, Lorenzo Malaguerra
Musique et spatialisation Jean-Luc Therminarias
Scénographie Stéphane Blanquet, Jean Lambert-wild
Assistant à la scénographie Thierry Varenne
Traduction Gérald Garutti, Jean Lambert-wild
Lumières Renaud Lagier
Costumes Annick Serret-Amirat
Maquillage et perruque Catherine Saint-Sever
Armure en porcelaine de Limoges Stéphane Blanquet, Christian Couty, Monique Soulas
Accessoires et marionnettes Stéphane Blanquet & Olive
Production Théâtre de l’Union, Centre dramatique national du Limousin
Coproduction Comédie de Caen, Centre dramatique national de Normandie / Le Volcan, Scène nationale du Havre / L’Espace Jean Legendre,
Théâtre de Compiégne / Le Théâtre du Crochetan à Monthey / Les Halles de Schaerbeek, accélérateur culturel européen, Bruxelles
La Compagnie C(h)aractères / Futureperfect Productions / NYC

Tarif Edwige

 
Paysages intérieurs / Compagnie Philippe Genty

Paysages intérieurs / Compagnie Philippe Genty

« Mon pays ce n’est pas un pays, c’est l’hiver
Mon jardin ce n’est pas un jardin, c’est la plaine
Mon chemin ce n’est pas un chemin, c’est la neige… ».
(Mon pays, Gilles Vigneault)

Philippe Genty est ici toujours le bienvenu. On garde en mémoire
ses Voyageurs Immobiles
et l’on se réjouit de découvrir ses Paysages Intérieurs.
Il s’agit d’un de ces spectacles inclassables, où marionnettes et comédiens
(lesquels sont de chair et lesquels de papier ?) donnent vie à des phantasmes,
des hallucinations, des mensonges vrais, des songes éveillés, nés dans les circonvolutions
cérébrales du
créateur génial qu’est Philippe Genty.
Les marionnettes, chez lui, ont toujours compté. Elles comprennent si bienles intentions
de l’auteur qu’elles sont membres de sa famille. Leurs fils sont
des cathéters ou des câbles
Ethernets, en prise directe avec leur manipulateur.
Hitchcock avait commandé à Dali les décors où prenaient vie les délires de Gregory Peck
dans le film La Maison du Docteur Edwardes. Ce sont des images
aussi belles et surréalistes
que l’on peut admirer dans l’oeuvre de Genty.
Cet homme nous emmène dans son moi. Il nous ouvre les yeux sur ce qu’il était seul à voir.
Il est partageur pour notre bonheur.
Sa compagnie le suit, comme les marins Ulysse, confiante et sous le charme.
Et nous marchons, sur des petits nuages.
Imaginez le tableau.
Spectaculaire !

Texte, mise en scène et scénographie Philippe Genty
Chorégraphie Mary Underwood
Musique René Aubry
Avec Amador Artiga, Maja Bekken, Balázs Jerger, Scott Koehler, Simon Rann, Madeleine Fredstad Roseth, Benedikte Sandberg
Répétiteur voix Haïm Isaacs 
Décor, accessoires et marionnettes Air et Toiles Concept, Carole Allemand, Annick Baudelin, Isabelle Boiton, Delphine Cerf, 
Sophie Coeffic, Taïdir Ouazine-Brunet, Sébastien Puech, Nicholas Von der Borch
Costumes, robes et accessoires Annick Baudelin, Isabelle Boiton, Nousch Ruellan, Séverine Thiébault, Fabienne Touzi, Inge Zorn-Gauthier
Lumières Philippe Genty, Thierry Capéran
Son Philippe Genty, Antony Aubert
Vidéo Philippe Genty, Jean-Luc Tourné
Production Compagnie Philippe Genty
Coproduction Juste pour Rire / Les Productions Juste pour Rire / MCNN, Centre de création et de production de Nevers
La Coursive, Scène nationale de La Rochelle / Maison des Arts du Léman, Thonon

Tarif Edwige

Paysages intérieurs copyright Philippe Genty

 
Le Bourgeois gentilhomme / de Molière - Denis Podalydès - Christophe Coin

Le Bourgeois gentilhomme

Le bourgeois gentilhomme copyright Pascal Victor« La bourgeoisie c’est le prolétariat rassasié ».
(Bourgeoisies, P. F. De Bille-Vezay)

Denis Podalydès, compte tenu de sa jeunesse passée à l’ombre
du Château
de Versailles, ne pouvait échapper à Molière.
L’emprise de l’auteur sur le
comédien fut si forte que ce dernier
s’est emparé du Bourgeois gentilhomme
afin de nous en donner
son interprétation très personnelle.
C’est une lecture très sociale que la sienne. Jeu de castes.
Cloisonnement
de chacun dans sa classe, sans espoir
d’une quelconque porosité.
Turquerie dans
l’esprit du temps, preuve de l’attrait que la France
exerçait sur le monde cultivé.
Podalydès refuse le grotesque et donne aux personnages
cette épaisseur légère
qui nous les rend palpables.
Ils émeuvent autant qu’ils provoquent le rire.
Car la comédie ne perd jamais son but : distraire et amuser.
La musique de Lully se voit complétée par des airs de Couperin,
De Lalande
et Telemann, tous compositeurs illustres et illustrateurs
sonores de leur époque.
Dans cette quête d’une promotion sociale, fut-elle d’ailleurs, Monsieur Jourdain nous fait découvrir les Arts de son époque
et l’usage qu’on en fait.
Prenons ça
comme une indiscrétion du Cardinal de Retz ou bien
de Saint-Simon
et enrichissons notre savoir, cependant que Jourdain perd son temps à tenter d’acquérir le sien.
Mise en scène élégante, ce Bourgeois anoblit l’oeuvre (un comble !) trop souvent avilie par un burlesque de surface.
Assister à cette représentation vous permet de mieux saisir l’importance de Molière dans la culture
française et internationale.

Texte Molière 
Musique Lully
Mise en scène Denis Podalydès, Sociétaire de la Comédie-Française
Direction musicale Christophe Coin 
Collaboration artistique Emmanuel Bourdieu
Scénographie Éric Ruf, Administrateur de la Comédie-Française
Lumières Stéphanie Daniel 
Costumes Christian Lacroix
Chorégraphie Kaori Ito
Maquillages et coiffures Véronique Soulier-Nguyen
Comédiens Jean-Noël Brouté, Julien Campani, Manon Combes, Isabelle Gardien, Bénédicte Guilbert, Leslie Menu, Nicolas Orlando,
Laurent Podalydès, Pascal Rénéric, Léo Reynaud, Thibault Vinçon
Danseurs Windy Antognelli, Flavie Hennion, Artemis Stavridis
Chanteurs Romain Champion, Cécile Granger, Marc Labonnette, Francisco Mañalich
Production CICT, Théâtre des Bouffes du Nord
Coproduction Les Nuits de Fourvière / Département du Rhône / Les Théâtres de la Ville de Luxembourg / Théâtre de la Place, Liège
Théâtre de Caen / Opéra Royal, Château de Versailles Spectacles / Ensemble Baroque de Limoges, Fondation Laborie
Maison de la Culture d’Amiens / Châteauvallon CNCDC / Printemps des Comédiens
Avec le soutien de l'Ecole Nationale Supérieure d'Art Dramatique de Montpeliier Languedoc Roussillon,
l'Ecole Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre et le Jeune Théâtre National


Tarif Bonbon
Pour réserver vos places, contacter la billetterie au 03 84 75 40 66 ou Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


 
2500 à l'heure / Théâtre de l'Unité - Jacques Livchine

25000 à l'heure / Théâtre de l'Unité - Jacques Livchine

« L’art est une arme de construction massive ».
(Jacques Livchine)

Partant de la constatation que les jeunes, même les plus cultivés,
ne connaissaient rien
de l’histoire du Théâtre, la troupe inspirée du Théâtre
de l’Unité décida d’y remédier.
Ainsi naquit le projet un peu fou de raconter sur scène en une heure et des poussières
le Théâtre depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours.
Pas de chronologie, juste l’évocation des grandes avancées, des étapes décisives de cet art.
Depuis les Mistères et les Farces du Moyen-Age, passant par la règle des trois unités,
considérant le quatrième mur et la distanciation, le Théâtre s’est toujours
mis à l’ordre du jour.
Aidé par l’extrême sophistication des machines, arborant les compositions picturales les plus
avant-gardistes, il aborda les thèmes les plus brûlants,
les plus intemporels comme les plus actuels.
Le Théâtre a toujours accompagné les hommes dans leur évolution.
Notre époque étant celle de la vitesse, de l’immédiateté de l’information, celle de l’impatience
de la jeunesse, il fallait pour capter l’attention de celle-ci,
faire court, faire vite.
Ce que 2500 à l’heure propose.
C’était une gageure insensée qui, par le talent passionné des metteurs en scène, est devenue
une réussite exemplaire.
Spectateurs de tous âges y trouveront le plaisir de reconnaître des éclats de pièces connues.
C’est de la pédagogie ludique.
Ça va si vite qu’on est surpris à la fin d’avoir survolé tant de choses.
On en aurait bien repris encore plus. Gourmands de savoir, assoiffés de plaisir, c’est un spectacle
à déguster sans modération.

Texte Jacques Livchine
Mise en scène Jacques Livchine, Hervée de Lafond
Décor Claude Acquart
Avec Rita Burattini, Xavier Chavaribeyre, Hervée de Lafond, Jacques Livchine, Hugues Louagie
Bande sonore Hervée de Lafond
Production Théâtre de l’Unité

Tarif Détente

2500 à l'heure copyright Jean-Pierre Estournet

 
La Femme rompue / de Simone de Beauvoir - Hélène Fillières - avec Josiane Balasko

La femme rompue

Josiane Balasko« Quand j’y repense je me dis que si on avait su m’aimer
j’aurais été la tendresse même ».
(Simone de Beauvoir)

Cette partition pour femme seule pourrait servir d’introduction
à toute l’oeuvre
de Simone de Beauvoir.
On y trouve la
révolte de l’opprimée, la quête d’une reconnaissance,
la critique sociale et le tout dans une écriture moderne,
vivante
et sans fard.
Josiane Balasko, dont on sait l’éventail des jeux, capable
du comique
comme du dramatique, donne au texte l’exagération
qui provoque l’hilarité
juste avant qu’elle adopte un registre si noir
que l’on regrette ses rires, honteux.
La langue, ici presque dépourvue de ponctuation,
un peu comme chez Céline,
est celle que l’on emploie dans sa tête,
sans le filtre de l’élocution.
C’est tout le talent de Balasko que de la restituer sans la dénaturer.
Avec violence
et lassitude.
Peu à peu, son coeur s’ouvre et la tragédie affleure.
Nous restons crucifiés
à chaque révélation jusqu’au dénouement.
Et Balasko sombre sous nos yeux
nous mettant dans la position
du témoin d’un drame qui n’intervient pas
pour l’éviter.
Mis en scène par Hélène Fillières, ce portrait de femme extrême
ne pouvait
que l’interpeller, elle qui a toujours chéri
les femmes d’exception, d’exaspération,
d’exagération.
Ce spectacle ne peut laisser indifférent et longtemps après, nous nous
questionnerons sur notre rôle dans cette histoire.

La Femme rompue est édité aux éditions Gallimard
D’après Monologue extrait de La Femme rompue
Texte Simone de Beauvoir
Mise en scène Hélène Fillières assistée de Sandra Choquet
Avec Josiane Balasko
Lumières Eric Soyer
Costumes Laurence Struz
Scénographie Jérémy Streliski
Création musicale Mako
Son Mako
Production CICT, Théâtre des Bouffes du Nord
Coproduction L’Avant Seine, Théâtre de Colombes / Châteauvallon, Scène nationale / Théâtre Princesse Grace/Monaco

Tarif Bonbon

 
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